L’AQANU souligne ses 50 ans… en présence de ses pionniers

Texte tiré du Cyber-bulletin 13.4 de décembre 2022

Connaît-on beaucoup d’organisations à but non lucratif qui, après 50 ans d’existence, peuvent non seulement réunir ses pionnières et pionniers, mais aussi les mobiliser pour de nouvelles activités? C’est pourtant le cas de l’AQANU qui, le 12 novembre dernier, célébrait son 50e anniversaire de fondation.

«Mesi anpil à Lise et Pierre», s’exclamait le président de l’AQANU, Emilio Bazile, exprimant toute sa gratitude à Lise Tellier et Pierre Dextraze ayant accepté de main de maître de prendre les commandes de l’organisation de cette fête de retrouvailles à Laprairie. C’est aussi dans leur cour que, dix ans auparavant, ils avaient organisé le 40e de l’AQANU.

Les maîtres de cérémonie Véronique et Grégoire Ruel (Photo : Pierre Gosselin)

Avec tout autant de brio, un autre couple, celui formé par Véronique et Grégoire Ruel, a tenu le rôle de maîtres de cérémonie. Eux aussi sont actifs depuis les origines de l’Association!

La fête du 50e a rassemblé une cinquantaine de personnes, dont les trois signataires des lettres patentes ayant fait naître l’AQANU le 28 novembre 1972, les Victoriavillois Roland Gingras et Robert Arsenault et Pierre Dextraze justement.

Le président Emilio Bazile pose en compagnie de Roland Gingras et d’André Dallaire, le «cerveau» de l’AQANU. (Photo Pierre Gosselin)

Était même présent André Dallaire, qui, en 1969, avec l’ACNU (Association canadienne pour les Nations Unies), a donné son premier élan à l’AQANU. Emilio Bazile le dépeint comme le «cerveau» de l’Association ayant créé, entre autres, ces fameux stages de sensibilisation en Haïti auxquels ont participé des centaines de personnes au fil des ans.

Une photo pour marquer l’histoire des 50 ans de l’AQANU. De gauche à droite, Robert Arsenault, André Dallaire, Roland Gingras, Marcel Langlois et Pierre Dextraze. M. Langlois a occupé pendant longtemps la fonction de secrétaire de l’Association, ayant, notamment, accompagné la personne qui filmait en Haïti en 1988. Il logeait l’AQANU chez lui, rue Sellier, à Laval. (Photo Pierre Gosselin)

Lise Tellier et Pierre Dextraze

En acceptant de participer à l’organisation du 50e, Pierre s’était fixé l’objectif de réunir au moins dix personnes ayant participé au stage de 1970. Avec les Dallaire, Gingras, Arsenault, sa conjointe Lise, il y est presque parvenu puisque Denise Girard, Justiane Ruel, Grégoire Ruel étaient également présents. «Pour atteindre la dizaine, il me manquait Huguette Turcotte-Laflamme et Gaétan Jean, tous deux de Victoriaville, tous deux à Flon chez Pierre Baker en Haïti en 1970.»

Pour se donner une autre idée de l’ambiance et du plaisir des retrouvailles, Véronique Ruel et Marie Lissa Guérin, secrétaire de l’AQANU. (Photo Pierre Gosselin)

Il était important pour lui de réunir ces gens qui ont donné le premier souffle à l’AQANU, «ces gens avec qui on a travaillé, qu’on a appréciés et aimés», dit Pierre.

Certes, les Tellier-Dextraze diront qu’ils n’étaient pas seuls pour organiser la fête, un comité formé de Pierrette Ruel, Danielle Marcotte, Jeannine Paré, Andrée Fortin et Jean-Emmanuel Léon a participé à l’organisation matérielle de la fête. Et puis, ils pouvaient compter sur plusieurs membres de leur famille, fils, belle-fille, filleule, nièces et petites nièces (âgées de 11 ans!) formant une sympathique équipe de bénévoles s’affairant à l’accueil, aux tables, au buffet… haïtien, il va de soi.

La sympathique et jeune équipe à l’accueil, formée de Maryka Dextraze, Juliette Dextraze et Frédérique Langlais. (Photo Josée Archambeault)

«On vit beaucoup de solidarité dans notre famille», explique Lise, ajoutant que chaque fois qu’il en a l’occasion, Pierre s’empresse de rendre service à ses proches. Il était donc dans l’ordre des choses que les proches du couple lui rendent la pareille.

Lise Tellier (à droite) donne les consignes pour le souper. (Photo Josée Archambault)

Lise dit aussi que toute leur vie, leurs proches ont entendu parler d’Haïti et de l’AQANU. Lise et Pierre se sont d’ailleurs rencontrés dans ce contexte, elle participant à un premier stage en 1969 à Fort Jacques, lui se retrouvant à Carrefour. Mariés depuis 50 ans (mai 1972), les deux enseignants se sont dévoués pendant tant d’années pour la cause haïtienne par l’intermédiaire de l’AQANU.

Chacune des tables rappelait, par ses napperons, le nombre impressionnant de projets qu’a soutenus l’AQANU dans les milieux paysans d’Haïti. Les tables étaient également identifiées par le nom de lieux où l’AQANU reste active. (Photo Pierre Gosselin)

Au cours du souper, les convives ont d’ailleurs pu voir deux documentaires réalisés à la fin des années 1980 dont les textes rédigés par Lise illustrent l’esprit et la mission de l’AQANU, faisant voir (ou revoir) ces nombreux lieux et ces partenaires haïtiens avec lesquels des projets ont été réalisés.

On peut voir ces documents «Pou I Alé Pi Dévan» et «Stages en Haïti».  Dans ce second documentaire, on y entend les témoignages de deux jeunes stagiaires livrant leurs réflexions sur leur expérience, évoquant la fin de semaine de préparation leur offrant de l’information sur l’histoire, la politique, la géographie, l’économie d’Haïti et quelques expressions en créole.

Une cinquantaine de personnes étaient présentes pour souligner le 50e de l’AQANU. (Photo Pierre Gosselin)

Et c’est notamment en revoyant ces documents, que Pierre dit qu’il faut que l’AQANU continue, qu’elle a emprunté la bonne voie, celle de soutenir les projets de la paysannerie haïtienne. Lise renchérit en souhaitant que l’AQANU poursuive aussi sa mission de sensibilisation, espérant, comme d’autres, que la vie redevienne plus facile en Haïti.

Hélène Ruel

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Des honneurs… un buste, une rue ? (Honneur aux pionniers de l’AQANU)

Les fêtes du 50e de l’AQANU ont constitué l’occasion idéale d’honorer ces femmes et ces hommes ayant mis l’épaule à la roue… bénévole de l’Association.

Évidemment, le président Emilio Bazile a rendu hommage aux trois signataires de la charte, les Roland Gingras, Robert Arsenault et Pierre Dextraze. André Dallaire, celui qui a donné le premier tour de roue à l’AQANU a également reçu un certificat honorifique.

Le Victoriavillois Robert Arsenault (Photo Pierre Gosselin)

Pierre Dextraze a également signé les lettres patentes de l’AQANU
le 28 novembre 1972. (Photo Pierre Gosselin)

Le Victoriavillois Roland Gingras, un autre des trois signataires de la charte (Photo Pierre Gosselin)

André Dallaire a été l’instigateur des stages et des voyages
socio-culturels en Haïti, d’abord avec l’ACNU. (Photo Pierre Gosselin)

Au nom de son conjoint Raymond Tellier, Suzanne Bédard a accueilli le certificat honorifique. (Photo Pierre Gosselin)

Michèle Douyon qui a présidé l’AQANU de 2013 à 2015 était
également présente pour recevoir son certificat.
(Photo Pierre Gosselin)

Denise Girard a également présidé l’AQANU entre 2006 et 2008. (Photo Pierre Gosselin)

Alain Talbot président de l’AQANU (1979-1981) reçoit son certificat des mains du président (photo Pierre Gosselin)

Au lendemain de la fête, André Dallaire a adressé par courriel un message destiné à Grégoire Ruel dont il dit qu’il aurait dû lui casser son erre d’aller et modifier son agenda pour lui rendre un hommage particulier. Cela pour «dire publiquement que vous aviez oublié, en cette cérémonie de remise de prix, d’inventer la série des piliers de l’AQANU, aux fins de souligner l’implication de membres comme toi (Grégoire). À moins que tu préfères un buste quelque part. Ou une rue, un parc peut-être ? En Haïti ? Comme il ne m’était pas possible de préciser, je me suis donc abstenu. Mais, au minimum, j’aurais pu proposer un «standing ovation». Je te prie de bien vouloir excuser une telle omission de ma part. S’il y avait un 60e, je m’engage à réparer ma gaffe» !

Certes, Grégoire Ruel a aussi obtenu un certificat honorifique non seulement parce qu’il a présidé l’AQANU de 2008 à 2013, mais parce qu’il y est actif depuis même sa genèse. Encore aujourd’hui, avec sa conjointe Véronique, originaire d’Haïti, il assume des responsabilités à l’AQANU, tant au plan national que régional (Outaouais). Avec sa conjointe, il a largement contribué à l’élaboration du programme de la soirée de retrouvailles.

Pierre Dextraze a reçu deux certificats honorifiques, le second pour avoir présidé l’Association en 1974-1975.

D’autres anciennes présidentes et présidents ont également été honorés en présence du président Emilio Bazile.

Ont ainsi pu recevoir des mains du président leur certificat : Alain Talbot (1979-1981), Suzanne Bédard au nom de son conjoint Raymond Tellier (1985-1989), ce dernier ayant dû se contenter d’un bref passage à la salle, Denise Girard (2006-2008), Michelle Douyon (2013-2015).

Recevront aussi leur certificat d’autres personnes ayant assumé la présidence de l’AQANU au fil des ans, mais qui n’ont pu participer à la fête : Clarisse Pouliot (1981-1985), Ricardo Dorcal (1989-1995), Huguette Turcotte-Laflamme (1995-2005), Germain Asselin (2005-2006), Reginald Sorel (2015-2019).

Évidemment, Emilio Bazile, l’actuel président, comme ses prédécesseurs, a reçu un certificat, le T-shirt du 50e anniversaire ainsi qu’une tasse illustrant le logo du 50e.

A été honorée la mémoire de Michel Laurin qui a été le premier président (1972-1974) de l’AQANU. Il avait repris la présidence entre 1976 et 1979.

Hélène Ruel

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«Les gens en Haïti sont les mieux placés pour régler leurs problèmes» Alain Talbot

Tiré du Cyber-bulletin 13.4 de décembre 2022

«Ce que l’AQANU a représenté pour moi ? Beaucoup d’apprentissages, la rencontre de gens aussi passionnés pour la cause, de belles collaborations, des partenaires enrichissants et surtout un moyen, un véhicule pour favoriser plus de justice.»

Membre à vie de l’AQANU, Alain Talbot a conclu son discours avec ces mots. Il avait été invité à témoigner de son parcours et de la façon dont son engagement l’a personnellement influencé.

Alain Talbot en compagnie de Frédérique Langlais et Céline Gendron, toutes deux de la famille Tellier-Dextraze. (Photo Pierre Gosselin)

Il a, lui aussi, remonté le fil du temps, jusqu’à ses premiers stages en Haïti en 1973 et 1974 alors que tout fraîchement bardé de son baccalauréat en théologie, il voulait devenir «missionnaire».

«Après mes deux stages, j’ai réalisé que les gens sur place étaient aussi intelligents que moi et qu’ils étaient mieux placés pour régler eux-mêmes leurs problèmes. Première constatation et croyance.»

Ce constat fait, sa volonté d’aider l’animant toujours, il dit avoir réalisé que pour aider Haïti, il se devait de trouver toutes sortes de moyens pour subventionner des projets en Haïti. Lesquels ? Là était la question alors que les besoins étaient tellement grands et les «sirènes nombreuses».

Travailler pour la paysannerie lui semblait la clientèle idéale et «encore là, il fallait trouver un intermédiaire crédible, car nous n’étions pas sur le terrain».

Il a fait la rencontre du père Sony Décoste qui consacrait «temps et énergie pour nous sensibiliser à la situation du pays. Il faisait de même avec les paysans. Toujours respectueux des autorités en place. Mais très impliqué à mobiliser la paysannerie».

C’est à Torbeck, a poursuivi celui qui a été président de l’AQANU de 1979 à 1981, qu’il a réalisé que le développement d’Haïti devait se faire par les acteurs du milieu et que l’étranger ne possédait pas nécessairement la «Vérité». Les gens en Haïti sont les mieux placés pour régler leurs problèmes et nous devons travailler ensemble dans le respect mutuel à égal, a-t-il dit. Cette conviction, il en avait eu l’intuition, ses voyages en Haïti l’ont solidement ancrée.

Pendant longtemps, Alain a assumé la responsabilité des projets de l’Association auprès de l’ACDI, accompagnant les gens en Haïti pour le suivi des projets subventionnés, souvent dans la région de Kenscoff. Là, l’AQANU travaillait avec le père Occide Cico Jean, «travailleur infatigable, celui-ci était impliqué en politique. Jeu qui s’est avéré dangereux avec le «déchoucage» à la suite du changement de régime». Autre constat pour Alain, «il faut se tenir loin du pouvoir dans un régime totalitaire».

Alain n’a pas caché certaines de ses déceptions, apprenant la prudence vis-à-vis certains partenaires. Le défi de trouver d’autres sources de revenus après le changement de règles du jeu du côté du gouvernement canadien l’a grandement préoccupé. Il a parlé de sa dépression, à la suite du séisme du 12 janvier, lui qui avait visité les projets et constaté les dégâts, se sentant coupable de ne pas avoir protégé ses groupes en Haïti, déplorant les injustices, honteux du comportement des «gros pays» et des organisations internationales «complètement dépassées par la situation et d’une inefficacité remarquable». «Moralement inacceptable» à ses yeux de dépenser inutilement beaucoup d’argent alors qu’étaient ignorés les besoins de base de populations affamées laissées à eux-mêmes.»

Alain Talbot a remercié sa conjointe Éléanore Bédard de lui avoir permis de s’engager dans de nombreuses causes. (Photo Pierre Gosselin)

Toutefois, Alain s’est rasséréné avec des projets menés avec les Petites sœurs de Sainte-Thérèse (PSST) et l’Encadrement des petits paysans des mornes et des plaines d’Haïti, une «association autochtone avec un programme et une vision du développement intégré, dont l’agriculture est la porte d’entrée pour mobiliser la paysannerie».

Plus tard, le projet de construire l’École de formation professionnelle Mark Gallagher l’a complètement réconforté. «Quel beau projet. C’est grâce à l’intelligence pratique des PSST que le projet a pu voir le jour. Je suis particulièrement fier de cette réalisation, car la firme d’ingénieur-conseil et le contracteur général étaient 100% d’expertise haïtienne. Comme quoi lorsqu’on sait s’associer, faire confiance et assurer un suivi de qualité les projets peuvent voir le jour en respectant les échéanciers et le budget.»

Alain Talbot a profité de la tribune du 50e de l’AQANU pour dire que toute sa vie, il avait développé une expertise à aider sans rien attendre en retour, remerciant ses parents et éducateurs ainsi que sa dévouée conjointe lui ayant permis de s’engager dans différents projets et causes.

Hélène Ruel

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De l’histoire… à suivre ( AGA de l’AQANU)

Tiré du Cyber-bulletin 13.4 de décembre 2022

Si, le 12 novembre, l’AQANU s’est tournée vers le passé pour ponctuer son 50e anniversaire, elle a aussi témoigné de sa volonté de poursuivre ses actions et cela, en dépit, de l’«état terrible de la situation d’insécurité en Haïti», comme l’a décrit le président Emilio Bazile, dans son rapport déposé lors de l’assemblée générale annuelle de l’Association.

Il n’a pas caché que la situation en Haïti, couplée à la pandémie de COVID-19, ont pesé lourd sur les réalisations et la continuation des projets des partenaires haïtiens de l’AQANU.

Une vingtaine de personnes ont assisté à l’assemblée générale annuelle. (Photo Pierre Gosselin)

Reste que l’énumération des activités que soutiennent les quatre régions de l’AQANU (Outaouais, Montréal, Granby, Bois-Francs) témoigne d’un «vrai tour de force».

Dr Bazile a annoncé que d’ici deux ans, l’AQANU se dotera d’un plan stratégique de cinq ans, revoyant ainsi ses orientations et objectifs, se restructurant le cas échéant.

Un tour des régions*

L’assemblée générale annuelle s’est tenue en présence, pour la première fois depuis décembre 2019.

Elle a réuni une vingtaine de personnes qui ont notamment pu prendre connaissance des projets soutenus par l’AQANU pour chacune des régions.

Dans les Bois-Francs, les «marraines et parrains» continuent de contribuer au soutien scolaire de jeunes Haïtiennes et Haïtiens. Par ailleurs, de la Fondation Roncalli, AQANU-Bois-Francs a obtenu une contribution de quelque 35 000 $ pour le projet d’élevage caprin de Solidarité des jeunes de Thomonde.

En Outaouais, l’AQANU soutient également la scolarisation d’élèves du primaire et du secondaire dans des écoles de Corail, de Rivière-Froide et finance des demi-bourses pour les élèves de l’École de formation professionnelle Mark Gallagher. De plus, l’AQANU-Outaouais procure des fournitures à cette École et, toujours à Rivière Froide, finance des prêts aux petites marchandes. Un projet d’économie domestique et une contribution au projet Fanfare II à Corail figurent également à la liste de l’AQANU-Outaouais.

L’AQANU-Granby soutient plusieurs projets liés à l’agriculture et à l’environnement, comme Carboneutre Ayiti et l’implantation d’un système d’aquaponie à la ferme-école des Petites sœurs de Sainte-Thérèse (PSST) à Fort Liberté.

L’AQANU-Granby s’associe l’AQANU-Outaouais pour un projet conjoint d’aquaponie et d’hydroponie à Rivière-Froide pour lequel elle a reçu une subvention du ministère des Relations internationales et de la Francophonie. Également à Rivière-Froide, les deux mêmes régions de l’AQANU s’associent pour la construction d’un deuxième poulailler à Rivière-Froide.

Du côté de l’AQANU-Montréal le financement des cantines scolaires de Rivière-Froide continue de lui tenir à cœur.

Un nouveau visage au conseil d’administration

Le conseil d’administration se compose de Jean Max St-Fleur, Marie Lissa Guérin, Emilio Bazile, Danielle Massicotte, Julie Ostiguy et Louis Jocelyn. Richardson Eugène fait aussi partie du conseil, mais il n’était pas présent pour la photo. (Photo Pierre Gosselin)

Julie Ostiguy, trésorière d’AQANU-Granby, celle qui n’a de cesse de promouvoir le café haïtien, vient d’accéder au conseil d’administration de l’AQANU. Elle prend le relais de Reginald Sorel qui y siégeait depuis une quinzaine d’années.

Le conseil d’administration se compose maintenant de trois femmes et de quatre hommes : Marie Lissa Guérin (Outaouais), Danielle Massicotte (Outaouais), Julie Ostiguy (Granby), Emilio Bazile (Outaouais), Louis Jocelyn (Outaouais), Jean Max St-Fleur (Montréal), Richardson Eugène (Bois-Francs). Cinq de ces sept membres sont originaires d’Haïti.

Le 19 décembre, à l’occasion de leur réunion, les membres s’attribueront des fonctions précises.

Des certificats de reconnaissance

Chaque assemblée générale rend hommage à l’engagement de certains de ses membres. Cette année, cinq certificats ont été attribués plutôt que les trois habituels.

Ainsi, Danielle Massicotte et Pierre Gosselin ont reçu un certificat énumérant leurs nombreux mérites.

La trésorière Danielle Massicotte mérite bien un certificat de reconnaissance. (Photo Pierre Gosselin)

Engagée depuis plus de 15 ans à l’AQANU, Danielle Massicotte en assume de façon rigoureuse et efficace la trésorerie. Elle héberge le siège social de l’Association ainsi que le comité AQANU-Outaouais. Elle participe sans relâche aux activités de financement et à celles des autres régions. On a également souligné son empathie et ses contributions lors des séismes survenus en Haïti où elle s’est rendue à quelques reprises.

Actif depuis une trentaine d’années à l’AQANU, Pierre Gosselin a aussi droit à la gratitude. (Photo Danielle Massicotte)

On peut en dire tout autant de son conjoint, Pierre Gosselin, engagé depuis plus de 30 ans à l’AQANU. Son leadership au conseil d’administration national, sa contribution à la sensibilisation par la rédaction du Cyber-bulletin, le recrutement et la fidélisation des bénévoles, l’organisation d’activités de financement, sa disponibilité, son efficacité, sa solidarité lui ont valu les honneurs de l’AQANU.

Du comité AQANU-Montréal, Jeannine Paré (à gauche) a reçu un certificat de reconnaissance. Elle pose ici en compagnie de Danielle Marcotte, Jean Emmanuel Léon, Jean Max St-Fleur et Lise Francesca Dunéant. (Photo Pierre Gosselin)

L’énergie, la positivité de Jeannine Paré, celle qui a donné son élan au quillethon de Montréal, ont été soulignées. Elle rêve toujours d’implanter un Club des 100 en Abitibi dans sa région natale.

Pour avoir présidé le Club des 100 de l’AQANU-Outaouais pendant de nombreuses années, Jean-Serge Lauzon a également mérité un certificat de reconnaissance. On a souligné ses capacités de communication, d’organisation d’événements de reconnaissances et de sollicitation.

Enfin, des remerciements publics ont aussi été adressés à Kathy Lauzon pour son engagement indéfectible à soutenir le président du Club des 100 de l’AQANU-Outaouais, pour son sens de l’organisation et son accueil chaleureux des membres lors des réunions du comité du Club des 100.

Hélène Ruel

*Les rapports des régions sont disponibles sur l’Espace membre  du site web de l’AQANU.

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Les PSST, seule congrégation présente dans les mornes

Lors des retrouvailles, les convives ont pu entendre d’Haïti le message de sœur Denise Desil, responsable générale des Petites sœurs de Sainte-Thérèse (PSST), par le truchement d’une vidéo qu’elle a enregistrée.

Depuis plusieurs années et pour de nombreux projets, l’AQANU collabore avec cette congrégation religieuse fondée en 1948.

Sœur Desil a rappelé que cette congrégation était la seule présente dans les mornes d’Haïti, lieux montagneux difficilement accessibles. Elle vise l’éducation de la masse paysanne, la formation de leaders paysans et l’amélioration des conditions de vie de ces populations.

Elle remercie l’AQANU de son fidèle soutien et de sa précieuse collaboration, un tel partenariat participant au succès de la mission des PSST, a-t-elle dit.

«La collaboration avec AQANU permet de renforcer nos efforts et pour permettre des impacts positifs et durables.»

Elle a énuméré quelques-unes des activités pour lesquelles l’AQANU s’est engagée auprès des PSST, notamment la création et le soutien de l’École de formation professionnelle Mark Gallagher, les activités agricoles de l’Encadrement des petits paysans des mornes et des plaintes et celles de la ferme-école des religieuses à Fort Liberté.

On peut écouter, dans son intégralité, le message de sœur Denise Desil par ce lien 

Ou en cliquant sur cette photo

Par cet autre lien ou en cliquant sur la photo

 On peut aussi entendre Jean Baptiste Jean Plésir* du conseil administratif de la Fédération encadrement des petits paysans des mornes et des plaines en Haïti ( FEPPMPH). Il dit que le 50e de l’AQANU c’est aussi la fête des petits paysans et de l’Encadrement.  Que l’AQANU a offert un soutien important (500 000 $) aux projets de cette fédération. Il présente ses vœux de bonheur pour les 50 ans de l’AQANU… et pour les 50 autres années à venir.

Hélène Ruel

*Clip plus élaboré de Plésir sur la collaboration entre l’AQANU et la Fédération encadrement des petits paysans des mornes et des plaines en Haïti

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Allocution du président Dr Emilio Bazile (AGA AQANU 2022)

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Sans l’AQANU, «on ne pourrait pas continuer à travailler» Sœur Eugénie Jeudy, directrice de l’ÉFPMG

Directrice de l’École de formation professionnelle Mark Gallagher (ÉFPMG), sœur Eugénie Jeudy répond aux questions de l’AQANU.

Situons d’abord le contexte de cet établissement perché à Rivière-Froide en Haïti.

Cette École constitue, à ce jour, la plus importante des réalisations figurant à la longue liste de l’AQANU au cours de ses 50 ans d’histoire. Ouverte en 2014, elle continue de former des étudiantes et des étudiants.

Elle a été bâtie à la suite du séisme de 2010, grâce au soutien financier du gouvernement canadien (ACDI) à l’époque, lequel a assumé 75% du budget total requis pour la construction, soit 1 152 179 $.

Mark Gallagher, sergent néo-Brunswickois, avait trouvé la mort lors du séisme de 2010 en Haïti. Bouleversés par sa disparition, les Friends of Mark Gallagher ont voulu perpétuer sa mémoire et ont sollicité l’AQANU pour mener le projet de construction d’une école de formation professionnelle avec les Petites sœurs de Sainte-Thérèse. Déjà présente dans divers projets en Haïti, l’AQANU détenait les atouts pour décrocher une aide financière de l’ACDI.

École de formation professionnelle Mark Gallagher. Photo : AQANU

Appuyés par l’ACDI et l’AQANU, les Friends of Mark Gallagher ont amassé l’argent nécessaire pour assumer 25% des frais de construction, ajoutant une somme de 200 000 $ pour meubler le nouvel établissement. Le gouvernement du Nouveau-Brunswick avait aussi versé une somme de 300 000 $ afin de former le personnel enseignant. L’AQANU ayant décroché la subvention du gouvernement canadien a, depuis, continué de soutenir la mission pédagogique des Petites sœurs de Sainte-Thérèse qui dirigent l’École, finançant des demi-bourses pour les élèves et l’achat de matériel.

Dans son plus récent rapport, celui de l’année scolaire 2021-2022, commencée en retard (en novembre 2021), la directrice indique que 75 élèves avaient entrepris leur formation dans les quatre filières de l’École ; l’année scolaire s’est achevée avec 70 élèves. Bon an, mal an, l’établissement accueille ce même nombre depuis trois ans.

Chaque année, l’École de formation professionnelle Mark Gallagher accueille quelque 70 étudiantes et étudiants. (Photo fournie par les PSST)

Actuellement, l’École est surtout fréquentée par des femmes (53). Le personnel enseignant se compose de 18 personnes, 14 hommes, quatre femmes. Des stages ont pu être organisés pour les étudiantes en secrétariat et pour les élèves en technique agricole. Le 14 août dernier, une fête a ponctué la graduation de 33 jeunes. L’année scolaire s’est soldée par un budget équilibré de 46 009 $, l’AQANU ayant versé 18 684 $ pour des demi-bourses (9136 $) et l’achat de matériel (9548 $).

Depuis son ouverture en 2014 et jusqu’en 2022, les Friends of Mark Gallagher ont fourni une somme de 161 240 $ pour des équipements, des salaires, des demi-bourses, la construction d’une classe, etc.

De son côté, AQANU-Outaouais a versé 111 109 $ entre 2016 et 2019 pour le fonctionnement, des fournitures, des outils, des salaires, de l’administration. Avec sa contribution de 6890 $, l’AQANU-Outaouais a participé au financement de la construction de l’atelier de maçonnerie en 2017. Elle maintient, depuis 2018, son engagement financier pour octroyer des demi-bourses, un investissement totalisant 35 961 $. Ces sommes excluent les projets en gestion ainsi que le financement des demi-bourses pour l’année scolaire 2022-2023. 

Hélène Ruel

 

AQANUPouvez-vous, sœur Jeudy, nous parler de l’évolution de l’École de formation professionnelle depuis sa création ?

Sœur Jeudy– L’École de formation professionnelle Sergent Mark Gallagher, comme vous le savez déjà, construite après le tremblement de terre du 12 janvier 2010, a débuté avec 5 (cinq) filières selon une étude des besoins des jeunes et moins jeunes de la zone. Dans chacune de ces filières : secrétariat bilingue (deux ans), technique agricole (deux ans), charpenterie et menuiserie (neuf mois), maçonnerie (un an) et carrelage (cinq mois), l’École avait accueilli beaucoup de jeunes.  Plusieurs d’entre eux étaient de la zone ou dans les zones avoisinantes par exemple, Merger, Gressier, Marianie, Fontamara, etc. et certains autres dans les Départements tels que Grande-Anse, Sud-Est et autres.

Pour les deux années du programme de technique agricole, l’École a reçu une vingtaine d’élèves. (Photo fournie par les PSST)

Après deux années d’expérience, on a dû stopper la filière charpenterie parce que la demande était trop faible ainsi que pour le carrelage et la maçonnerie. Mais on continue à accueillir des jeunes dans les deux autres filières, technique agricole et secrétariat jusqu’à aujourd’hui. En 2018, on a ajouté la filière cuisine/pâtisserie. Nous avons trouvé plus de 40 candidats. Tout allait bien au début. Mais 34 ont pu boucler le cycle et réussir aux examens de l’INFP.

Donc, l’École avance avec trois (3) filières. En 2019, on a tenté de recommencer avec la filière maçonnerie. Quatorze (14) jeunes nous ont rejoints, on a débuté à travailler effectivement, arrivés au bout du chemin, 7 ont abandonné, les autres continuent à travailler, mais de manière irrégulière. Malheureusement, on n’a pas pu continuer avec ces derniers pour cause de paiement alors qu’on devait rémunérer les formateurs. C’était trop déficitaire pour l’École. Toujours en 2019, on a ajouté la filière hôtellerie. C’était vraiment bien accueilli, cette filière. Ils étaient une vingtaine pour commencer. Ils ont passé l’année, mais quelques-uns ont abandonné au cours de route.

On a tenu quand même avec les autres en les incitant à suivre les cours et l’École, de son côté, faisait des efforts pour répondre aux recommandations faites par INFP (Institut national de formation professionnelle) afin d’obtenir le feu vert pour que cette filière puisse participer aux examens d’État. Enfin, après trois années d’expérience, le rêve se transforme en réalité, nous avons la filière hôtellerie en bonne et due forme. Pour le moment, l’École fonctionne avec quatre filières : secrétariat, technique agricole, cuisine/pâtisserie et hôtellerie. Entre-temps, nous continuons à faire des promotions en vue de relancer les autres filières et si possible d’en ajouter d’autres. Mais cela demande de diagnostiquer les besoins de la communauté surtout en ces moments où il est très difficile de faire ce qu’on voudrait et du côté de l’École et du côté des jeunes qui souhaiteraient apprendre quelque chose.

Dispensé en deux ans, le programme de technique agricole a accueilli 21 élèves, huit femmes, 13 hommes. (Photo fournie par les PSST)

 

AQANU – Elle a été fondée pour répondre aux besoins de la paysannerie ; atteint-elle son objectif ?

Sœur Jeudy – La majorité de jeunes qu’ÉFPMG accueille depuis le début jusqu’à aujourd’hui ce sont les fils des paysans soit du côté de Carrefour ou dans les autres endroits. La deuxième chose c’est que celles et ceux qui la fréquentent sont ceux qui ne peuvent pas aller dans les universités ou dans d’autres écoles qui exigent beaucoup plus que nous.

Le programme de secrétariat attire essentiellement des étudiantes. (Photo fournie par les PSST)

 

En plus, les jeunes qui nous viennent nous les supportons beaucoup pour leur permettre d’apprendre quelque chose. Quelquefois c’est un problème d’argent ou toute autre chose qui demande un plus, un accompagnement de plus près. Donc, nous ne pourrions satisfaire tout le monde au même moment. Alors, nous pouvons dire que l’école atteint son objectif à un pourcentage plus ou moins élevé, il nous reste beaucoup à faire en améliorant progressivement la qualité du service offert et en cherchant à trouver de meilleurs modes d’accompagnement.

AQANU- Quelle est la provenance de sa clientèle ?

Sœur Jeudy – À 95%, ils viennent des paysans dans les mornes de Rivière-Froide ou dans les autres zones avoisinantes. Souvent, ils sont hébergés dans leur famille à Carrefour ou dans les environs.

AQANU – Quelles sont leurs possibilités actuelles de trouver de l’emploi ?

Sœur Jeudy – Il y a des organisations qui sollicitent des professionnels que ce soit en secrétariat ou en technique agricole. Dans le temps, très souvent après leur stage, les institutions les embauchent. Mais pour l’instant à cause de la situation chaotique du pays il est plus difficile pour eux de trouver un emploi après leurs études professionnelles. Cependant, il y en a qui créent leurs propres affaires pour subvenir à leurs besoins primaires.

Trente-trois jeunes ont reçu leur diplôme lors d’une collation des grades en août dernier. (Photo fournie par les PSST)

AQANU – Quels sont les défis actuels pour la Direction de l’École et pour les étudiantes et étudiants ?

Sœur Jeudy – Actuellement, la Direction se confronte à de nombreux défis. Les différents revenus, ceux de l’AQANU et d’autres, nous permettent de couvrir certains frais et doter l’école des matériels nécessaires, certes, mais il est toujours pénible pour nous de répondre comme cela doit à la rémunération des formateurs à la fin de l’année. C’est en réalité une souffrance pour nous et cette situation ralentit la bonne marche de l’école.

AQANU – Quelle a été l’importance du soutien de l’AQANU dans le fonctionnement de l’École ?

Sœur Jeudy – AQANU joue un grand rôle dans la vie de l’École. Sinon, on ne pourrait pas continuer à travailler. D’ailleurs, la Congrégation des Petites Sœurs remercie grandement AQANU et ses membres pour leur soutien et leur accompagnement, ainsi que la famille Mark Gallagher et toutes celles et ceux qui contribuent au bien-être de l’École.

AQANU – Bien avant la construction de l’École, votre communauté des PSST et l’AQANU avaient tissé de liens de partenariat dans de nombreux projets, comme l’aménagement de la cuisine de l’école Saint-François-de-Sales, le soutien à la scolarité des élèves de cette école, le financement de votre mission post-trauma après le séisme, de l’atelier de cierges et l’atelier André-David, etc. Que vous a apporté, à vous et aux populations que vous desservez le partenariat avec l’AQANU ?

Sœur Jeudy – Je remercie AQANU pour son aide à la congrégation des PSST spécialement et à la communauté haïtienne depuis plusieurs années et jusqu’à présent.

Un grand merci à chaque membre de l’Association québécoise et au gouvernement canadien pour son soutien dans la formation de la jeunesse haïtienne et le progrès envisagé pour les paysans de nos mornes.

Vous avez contribué dans l’avancement de nos missions à travers le pays qui ne sont pas aussi faciles surtout en ces derniers temps.

En ce qui concerne les écoles, à l’école Saint-François-de-Sales, les activités marchent plutôt bien pour le soutien scolaire. Les enfants progressent malgré tout. L’atelier David est en fonction certes, mais il est inachevé par manque de moyen économique de la congrégation.

Publié dans école de formation professionnelle Sgt. Mark gallagher, Générale, PSST, Rivière-Froide | Commentaires fermés sur Sans l’AQANU, «on ne pourrait pas continuer à travailler» Sœur Eugénie Jeudy, directrice de l’ÉFPMG

AQANU-Granby : fêter, témoigner, remercier

Il fallait assister au «4 à 7» de l’AQANU-Granby le 21 octobre dernier pour constater que si l’AQANU a du passé, elle a aussi de l’avenir en Haïti et cela malgré le chaos qui y règne actuellement.

Une quarantaine de personnes ont participé à la fête qu’organisait l’AQANU-Granby afin de souligner les 50 ans de l’Association. À Granby, c’est le séisme de 2010 en Haïti, l’énergie des regrettés Yola et son conjoint Germain Touchette qui ont fait naître un comité.

Leurs 2 filles et leurs enfants participaient à l’activité prenant alors la mesure du travail de démarrage accompli par leur mère et par ténacité de leur père engagé dans l’AQANU jusqu’à son dernier souffle.

Fidèle sympathisante de l’AQANU-Granby, la députée fédérale de Shefford, Andréanne Larouche, a remis un certificat de reconnaissance à Pierre Dextraze (à gauche), membre fondateur de l’AQANU. Clément Roy, responsable du comité AQANU-Granby, figure en leur compagnie. (Photo Rachel Papineau)

L’occasion était belle d’honorer leur mémoire ainsi que de remettre un certificat de reconnaissance à un des pionniers de l’AQANU, Pierre Dextraze, un des trois signataires de la charte en novembre 1972. Ce dernier s’était déplacé de Laprairie pour se rendre à Granby afin de parler des débuts de l’Association.

Si l’AQANU-Granby n’a pas cinquante ans, elle a tout de même réalisé huit projets en Haïti, lesquels ont injecté 90 000 $ dans des communautés rurales. La rencontre a permis de faire un survol des huit projets, dont certains toujours en cours, notamment avec l’UPA Développement international (UPA DI). Chargée de projet à UPA DI, Mélanie Morel a dit être étonnée du dynamisme de l’AQANU-Granby, engagée dans des projets Carboneutre.

Mélanie Morel, chargée de projet à UPA DI (Photo Rachel Papineau)

Sœur Marie Mamoune Maurice, représentante de la communauté haïtienne des Petites sœurs de Sainte-Thérèse, était également présente pour témoigner de la «différence» que fait l’AQANU dans les projets se développant à la ferme agropastorale des religieuses à Fort Liberté. Là, l’AQANU contribue à l’implantation de systèmes d’aquaponie, d’hydroponie et à la construction d’un poulailler.

L’AQANU-Granby tire une partie de ses revenus de la vente du café haïtien nOula produit par une coopérative de paysans haïtiens. «Nous avions invité l’enseignant Stéphane Nadon et deux de ses étudiants qui font partie de cette chaîne de solidarité en travaillant à moudre, peser, emballer le café», explique Clément Roy, responsable du comité AQANU-Granby.

L’équipe AQANU-Granby et région. De gauche à droite : Robert Marquette, Pierre Brun, Clément Roy, Marie-Thérèse St-Julien, Jean-Luc Nappert, Julie Ostiguy, Ricardo Germain, Pierrette Ruel et (absente de la photo) Christiane Bruyère. (Photo Rachel Papineau)

Évidemment, Ricardo Germain, Haïtien d’origine, n’a pas manqué de traiter de la situation en Haïti, laquelle ralentit les ardeurs de l’AQANU-Granby. Rien n’empêche, de nouveaux projets continuent de germer au sein de l’équipe, ces projets, comme les précédents, répondant toujours à des besoins collectifs exprimés par les partenaires haïtiens, précise M. Roy.

Jean-Luc Nappert, membre du comité, a invité les gens à faire un don à l’AQANU à même ce fameux chèque promis par le gouvernement réélu du Québec !

Hélène Ruel

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